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 Chapitre 14 - Fort Vräss

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar


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MessageSujet: Chapitre 14 - Fort Vräss   Sam 5 Nov - 9:26

Chapitre XIV – Fort Vräss


Après une journée de marche à travers la forêt, grâce aux indications de Jorr, je parvins à mener le groupe à la destination désirée. Notre arrivée par le sud-ouest au lieu de la piste du nord nous permit d’approcher de Fort Vräss avec des chances maximales d’éviter les patrouilles et autres guetteurs orks. La construction était édifiée sur un promontoire qui dominait la piste qui menait vers le sud, en direction de Throal. Un bâtiment qui, bien entretenu et bien défendu, pouvait être très difficile à prendre. Heureusement pour nous, il n’était ni l’un, ni l’autre.
Une fois en position, je partis en éclaireur sur les élévations rocheuses qui dominaient le fort par l’arrière. De mon poste d’observation, même si je ne voyais pas la totalité de la cour, ce que j’aperçu suffit pour confirmer la présence des orks, peu vigilants et peu nombreux. Leur nombre ne devait pas excéder une dizaine. Je changeai prudemment de position afin d’aller observer la construction par la face ouest et constatai l’état pitoyable des défenses et l’absence de guetteurs. Fort de ces observations, je rejoignis les autres.

- « Bon, ça ne se présente pas trop mal. Ils doivent être une dizaine à tout casser, pas très vigilants. Je n’ai aperçu aucune sentinelle et ils ne s’attendent certainement pas à recevoir de la visite. Les murailles ouest situées de part et d’autres de l’entrée sont partiellement effondrées. Donc, il n’y a aucune difficulté pour entrer. Qu’est-ce que vous en pensez ?
- On fonce et on poutre, lâcha Thregaz avec son habituel sens du raccourci.
De son côté, Jeb semblait plus sceptique et pensif.
- Hum… ! Pourquoi attaquer le fort et prendre des risques ? Quelle est l’utilité d’une attaque si Amaury est mort depuis des décennies ? Je ne vois aucun intérêt à cet assaut.
- Si, c’est utile : on leur massacre la gueule et on montre qu’on est les plus forts, argumenta le troll.
- Se battre par plaisir, ce n’est pas trop notre truc, Thregaz. Je suis assez de l’avis de Jeb, intervins-je.
- J’avoue que moi aussi sur ce coup-là, renchérit So’tek, le nécromancien t’skrang.
- Pfff ! Savez pas c’qui est bon ! Se lamenta Thregaz.
- C’est bien vrai ça, ajouta Gothzul. Une bonne baston de temps à autre, ça fortifie le corps et les armes !
- Bon, alors je propose qu’on attende la nuit pour voir ce qui se passe et on décidera demain, proposa finalement Thregaz, conciliant.
Tout le monde fut d’accord pour cette solution. De toute manière, le jour déclinait et le soir ne tarderait plus guère. Je ramenai le groupe en arrière d’environ deux kilomètres, histoire de pouvoir camper tranquillement.

Au matin, Jeb avait un air songeur alors que nous attaquions notre déjeuner.
« - J’ai vu d’étranges lueurs vertes dans le château cette nuit, lors de mon tour de garde. Et j’ai entendu des cris.
- Des cris ? Quel genre de cris ?
- Des plaintes lugubres, Valérian. Il se passe des trucs pas terribles là-dedans.
- Bon, s’ils torturent des gens, on va pas les laisser faire quand même, hein ? s’anima soudain Thregaz, une lueur de joie anticipée dans le regard. On va leur décoller la couenne à ces pouilleux !
- Ouais ! Il faut aller voir là-dedans ce qu’il se passe. On va pas repartir comme des fiotes ! enchaîna le guerrier ork. »
J’échangeai un regard résigné avec les deux t’skrangs. C’est sûr que nous n’allions pas repartir sans en savoir plus et sans être certain du décès d’Amaury.
« - Bon, soupirais-je, je crois que c’est partit pour un nouveau combat ».
Comme certains étaient encore blessés, nous décidâmes toutefois de passer une journée de plus à nous reposer et d’attaquer le lendemain. Nous nous relayâmes pour surveiller les orks, notant leurs mouvements, la fréquence de leurs patrouilles et leur durée.

Le lendemain matin, nous patientâmes jusqu’à ce que leur première patrouille de quatre cavaliers quitte le fort. Ils ne devraient pas revenir avant deux bonnes heures. Je partis en éclaireur pour ouvrir la voie au reste du groupe, comme à l’accoutumée. Mon examen de la veille m’avait permis d’avoir un assez bon aperçu de l’endroit. Sur ma proposition, nous allions investir l’une des tours voisine de l’entrée. De cette position, les deux t’skrangs pourraient bombarder de sorts les adversaires pendant que les deux guerriers les retiendraient à l’extérieur de la tour si les orks tentaient d’y pénétrer. Pour ma part, je resterais près des lanceurs de sorts, avec mon arc. Je tirerais l’épée et je me porterais là où cela serait nécessaire.

Nous avons été aperçus plus tôt que prévus, alors que nous prenions place à nos postes. Les deux orks qui donnèrent l’alerte s’élancèrent aussitôt vers la tour. Comme prévu, Gothzul les bloqua pendant que Jeb et So’tek les arrosaient de projectiles magiques. Les deux orks succombèrent assez rapidement.
La seconde vague fut nettement plus coriace. Une demi-douzaine d’orks jaillirent du bâtiment principal et foncèrent vers Gothzul. Thregaz, qui était parti contourner l’ennemi par le chemin de ronde de gauche, sauta dans la cour centrale et son mouvement de flanc perturba les orks. Le troll défonça un guerrier ork en pleine charge, l’envoyant s’écraser cinq mètres plus loin. De son côté, Gothzul tenait fermement l’entrée de la tour, ne cédant pas un pouce de terrain à la paire d’orks qui l’affrontait. Plus haut, les deux t’skrangs bombardaient de sorts tout ennemi qui se trouvait dans la cour. Mes flèches apportaient un léger soutien à toute cette belle efficacité.

La situation semblait sous contrôle lorsque a jailli un gros cavalier ork sur une monture spectrale. Le cheval éthéré volait et traversait sans difficulté les obstacles. Il offrait ainsi à son cavalier la même manoeuvrabilité qu’un fantassin, la puissance de frappe en plus. Il se précipita sur Thregaz qui réceptionna de son mieux la charge meurtrière.
Je remarquai également deux orks qui contournaient l’obstacle que constituait Gothzul et s’apprêtaient à escalader les gravats par l’extérieur des murs afin d’atteindre l’étage de la tour où je me trouvais en compagnie des deux t’skrangs. Quelques secondes plus tard, Jeb poussa un cri de douleur : un ork lançait des sorts depuis la tourelle du bâtiment principal, nous obligeant à nous mettre à couvert et réduisant notre champ d’action. Notre situation venait singulièrement de se compliquer en peu de temps.

En contrebas, Thregaz perdit son duel contre l’ork monté sur son cheval spectral et tomba à terre. Le cavalier laissa à un fantassin le soin de terminer le travail et tourna son attention vers Gothzul qui tenait toujours fermement l’entrée de la tour. Notre guerrier dû, cependant, reculer face à la charge du cavalier et les ennemis s’engouffrèrent dans la brèche. Mais Gothzul se campa devant les escaliers, bien déterminé à continuer à joueur son rôle de rempart pour les occupants de l’étage.
Dans la tour, Jeb avait entrepris un duel de magie contre l’ork situé dans la tourelle. So’tek de son côté tourna son attention vers les deux adversaires qui escaladaient les ruines et s’apprêtaient à surgir sur nos arrières. Comprenant que l’arrivée des deux orks à l’étage serait catastrophique, je lâchai mon arc à l’efficacité toute relative pour sortir mon épée courte. N’écoutant que mon courage – qui ne me disait pourtant rien – je chargeai les deux orks qui furent un temps surpris par ma manœuvre. Ma première attaque fit mouche et mon adversaire grogna de douleur, sans céder de terrain pour autant. Le second, gêné par les sorts du nécromancien t’skrang, offrit peu d’aide à son compagnon d’arme, à mon grand soulagement.

Dans la cour, grâce à son pouvoir de sang de feu, Thregaz soigna une partie de ses blessures et il revint dans le combat, massacrant rapidement l’ork censé lui porter le coup fatal. Il se dirigea ensuite vers la tour pour soutenir Gothzul. Le guerrier ork réalisait des prouesses défensives en bloquant la plupart des coups portés contre lui. Et les rares attaques qui réussissaient à tromper ses réflexes ne parvenaient pas à trouver le défaut de sa cotte de mailles. Il parvenait même à placer, ici et là, des attaques efficaces qui affaiblissaient progressivement ses adversaires rageurs face à cet ennemi à la résistance hors du commun.
A l’étage supérieur, Jeb était venu prêter main forte à So’tek pour terminer les deux orks que je contenais de mon mieux. Finalement, ils furent neutralisés par les salves magiques qui s’abattirent sur eux, non sans m’avoir gratifié d’une nouvelle blessure.
Plus bas, nous perçûmes également que la bataille se terminait : Gothzul et Thregaz étaient venus à bout de leurs adversaires. Si le troll était gravement blessé et fait pitié à voir, l’ork n’avait que quelques estafilades sans gravité et affichait un air satisfait.
« - Ah ! ça c’était du combat ! J’crois même que j’ai transpiré un peu sur la fin, s’extasia Gothzul.
- Ouais, mais j’ai modérément apprécié le connard sur son truc volant, fit remarquer le troll.
- Thregaz, ça ira, tu crois ? m’enquis-je.
- Moi ça va… t’as pas vu l’état de mes ennemis !
- Ermm… c’est sûr, vu comme ça.
- Sinon, j’ai vu un gros piaf enchaîné dans la tour là-bas, dit-il en désignant le bâtiment d’angle à gauche.
- Enchaîné ? Bon, il ne va pas se sauver. On réglera ça plus tard car je crois qu’il y a encore du monde dans le bâtiment principal. Gothzul, vu que t’es en bon état, tu prends la tête.
- La tête de qui ? répondit l’ork.
Je respirais à fond pendant 5 secondes.
- On va voir dans le gros bâtiment s’il reste des ennemis. Tu peux passer devant ?
- Pas de problème. Je passe devant et je prends la tête de ceux que je trouve !
- A mon avis, il n’y a plus grand monde car j’ai vu le sorcier ork s’enfuir en volant, intervint Jeb. C’était sans doute Koth.
- En volant ? Comment ça, en volant ? répliquais-je, interloqué.
- Avec la magie. C’est faisable, m’informa le t’skrang, avec un sourire amusé.
Je ravalais une remarque fort peu diplomatique à l’égard de tous ces foutus sorciers et consorts et partis faire un brin d’inspection pour me donner une contenance.

Pendant que notre guerrier, suivi par l’élémentaliste t’skrang, progressait vers le corps du bâtiment, Thregaz se reposait un peu en ingérant une potion donnée par Jeb. So’tek et moi jetâmes rapidement un coup d’œil aux autres bâtiments pour sécuriser la zone.
Après avoir examiné rapidement le rez-de-chaussée, Jeb et Gothzul montèrent à l’étage où ils découvrirent un cadavre d’humain. Pas de traces d’autres orks mais le t’skrang découvrit un passage secret dans le plancher qui donnait sur un étroit conduit qui menait dans un caveau. Gothzul parvint à y descendre, suivit de So’tek. Ils y découvrirent ce qui semblait être le cadavre d’Amaury et fouillèrent les alcôves qui renfermaient quelques bricoles intéressantes. Mes deux compagnons d’armes remontèrent avec divers parchemins – des titres de propriété de Fort Vräss, des charges de fonctions et divers privilèges – huit coffrets remplis de pièces d’argent, un étrange crâne reptilien que So’tek s’octroya (de la famille ?), une paire de cornes de trolls (!?) que Thregaz conserva par curiosité, un beau bouclier que s’appropria Gothzul avec envie et tout un tas de vieux bouquins que le nécromancien conserva également.
Mouais… c’est pas avec tout ça que nous allions nous libérer de notre malédiction. Visiblement, Augure s’était bien planté en nous envoyant consulter Amaury. Ses informations sentaient un peu le moisi.
Nous avons libéré le gros piaf qui s’est envolé avec force piaillements joyeux et décidâmes de partir avant que la patrouille des quatre orks ne revienne avec le sorcier. Vu l’état de l’équipe, il valait mieux éviter un nouvel affrontement.

Nous nous sommes éloignés à environ deux heures de marche, jusqu’à ce que je trouve un coin sympa pour le campement du soir : un adossement rocheux surmonté d’un promontoire qui nous mettait à l’abri du vent et d’éventuelles précipitations. Comme il restait encore près de deux heures avant la tombée du jour, je décidais d’aller chasser un petit quelque chose pour notre repas du soir pendant que autres préparaient le campement. Un peu de viande fraîche serait un réconfort appréciable après les événements de la journée.

Alors que je revenais sur mes pas sur plusieurs centaines de mètres, je perçus des voix. Intrigué, je progressai dans leur direction avec toute la discrétion requise. Je découvris alors un petit campement de cinq orks qui projetaient visiblement de nous tomber dessus une fois la nuit venue. Leur chef semblait être un espèce de shaman et me rappela celui qui nous avait balancé des sorts depuis la tourelle du bâtiment principal. Koth sans doute. Et les quatre autres ne pouvaient qu’être les veinards de la patrouille.
Je repartis tout aussi silencieusement et rejoignis la compagnie d’aventuriers pour leur expliquer la situation. Nous arrêtâmes rapidement un plan pour embuscader l’embuscade nocturne. La configuration de notre campement se prêtait assez bien à cela. Après avoir confectionné de faux dormeurs avec de la terre recouverte de couverture et un mannequin en bois couvert d’un manteau et d’un chapeau, nous sommes montés prendre position sur la corniche qui dominaient notre campement et qui était face à la direction d’arrivée de nos assaillants.

Il ne fallu pas attendre bien longtemps : la nuit à peine tombée, je distinguai quatre silhouettes en approche furtive. Quatre ? Il y avait fort à parier que le sorcier avait choisi un autre angle d’approche. J’espérais surtout qu’il n’avait pas utilisé sa magie volante sinon notre position serait vite repérée.
Avec un rugissement de défi, Thregaz chargea les orks, au mépris du plan. Avec un soupir résigné, je demandai à Gothzul d’aller le soutenir. Alors que j’ajustais mon arbalète pour tirer sur un assaillant, j’aperçu un éclair magique du coin de l’œil. Juste après, Jeb s’écroula avec un cri. Ce salopard de sorcier était planqué sur un monticule voisin et dominait notre position. Alors que So’tek tournait son attention vers lui, je me dis qu’il fallait l’empêcher de nous balancer ses sorts et l’occuper pendant que nos combattants se débarrassaient de leurs adversaires. J’utilisais donc la même tactique que lors du combat précédent et je chargeai le sorcier pour occuper son attention, espérant que le soutien de So’tek serait suffisant.
Progressant aussi rapidement que possible sur le terrain escarpé et inégal, dans une quasi-obscurité, je me rapprochai de Koth alors qu’un sort s’écrasait sur un tronc juste à ma gauche. Je parvins à son niveau alors qu’il vacillait sous l’impact d’un sortilège de So’tek et je lui portai un coup dans lequel je mis toute ma conviction. Il faut croire que cette conviction fit la différence car il poussa un cri et tomba à terre, gravement atteint par les deux blessures consécutives. Mais il était résistant le gaillard et cela ne l’empêcha pas de me lancer un sort alors que j’approchai pour lui porter un nouveau coup.
Soudainement, je fus entouré et saisi de toutes parts par des lianes agressives. Rageur, je tentai de m’en extirper, par agilité tout d’abord, puis par force, mais rien n’y fit. Tous mes efforts n’avaient aboutis qu’à faire tomber mon arme hors d’atteinte. J’étais bien immobilisé. C’est vraiment mesquin de neutraliser un éclaireur avec des moyens naturels ! Par chance, l’ork préféra tenter de fuir plutôt que profiter de la situation pour me massacrer. Je n’allais certainement pas m’en plaindre. Il s’éloigna d’une dizaine de mètres et commença à tisser son sort de vol.

So’tek arriva peu après. Lorsqu’il me vit empêtré au milieu des lianes, son inquiétude se mua en amusement.
« - Au lieu de te foutre de ma gueule, si tu t’occupais plutôt du comique qui essaie de se faire la malle juste derrière toi ».
Le nécromancien pivota puis se dirigea vers le sorcier ork. Ce dernier poussa un cri de dépit, dérangé en plein tissage de son sort complexe, puis tenta de fuir, poursuivi par le t’skrang.
Je continuai à batailler contre les végétaux qui m’enserraient. Épuisé, je finis par abandonner. J’entendais désormais, plus loin en contrebas, le combat qui continuait entre les orks et nos deux guerriers. Visiblement, là non plus, les choses n’allaient pas pour le mieux.

Après ce qui me sembla une éternité, les effets du sort s’estompèrent et les végétaux me relâchèrent. Je ramassai mon épée, bondis sur mes pieds et fonçai en direction de l’endroit où j’avais entendu un échange de sorts. Passant un bosquet, je constatai rapidement que So’tek était au sol, inanimé, et que Koth battait des bras et s’apprêtait à s’envoler à nouveau. Alors qu’il commençait à décoller, je me jetai sur lui et le ceinturai. Alourdi par mon poids, il retomba à terre. En désespoir de cause, je lui portai un violent coup de boule qui provoqua un sursaut de sa part. Il finit par me repousser et décolla. Une fois à quelques mètres au-dessus de moi, il entrepris de me finir à coup de sorts.
Ayant abandonné mon arc sur notre promontoire, je n’avais plus qu’une dague à lui jeter. Ce que je fis en y mettant toute ma rage et ma frustration. Mais toute ma rage et ma frustration ne faisaient pas le poids face à mon inexpérience en ce domaine : le projectile passa à plus d’un mètre du sorcier ricanant. Par dépit, je ramassai des pierres pour lui lancer mais je n’eus guère le temps de m’entraîner car le sort suivant me fit exploser la tête. Du moins était-ce l’impression que je ressentis en tombant à terre, inconscient.

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