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 Chapitre 13 - La vallée de l'Olsir

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar


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MessageSujet: Chapitre 13 - La vallée de l'Olsir   Ven 4 Nov - 18:13

Chapitre XIII – La Vallée de l’Olsir


Après une semaine de repos et de préparatifs, la petite compagnie était prête à reprendre la route, au grand soulagement de Selwyn et d’Augure qui ne tenaient pas plus que cela à ce que nous continuions à traîner dans les environs. Tout ça parce que nous étions marqués par…une… hideuse. Franchement, y’a des gens qui s’émeuvent d’un petit rien…
So’tek faisait également partie du voyage. Augure pensait qu’un nécromancien pour veiller sur nous ne serait pas de trop. Certes… mais qui veillerait sur So’tek quand il se retrouverait seul face à quatre tarés contrôlés par une horreur ? Mais bon, nous n’allions pas cracher sur un peu d’aide et le t’skrang nous avait déjà prouvé l’utilité de sa magie dans les combats. Bref, encore un qui allait rapidement devenir plus utile que moi !

Notre voyage devait durer une douzaine de jours, toujours dans la montagne mais sans les difficultés que nous avions connu pour atteindre le camp des trolls sauvages. Nous avions prévu en conséquence et les sacs étaient lourds. Cependant, nous avions tous le pas léger en espérant qu’Amery pourrait nous aider. J’escomptais surtout que ce sorcier ne nous enverrai pas vers un autre charlatan car cela commençait à bien faire de se faire balader pour découvrir enfin quelqu’un de compétent.
Nous prîmes cette fois la piste du sud-ouest, celle qui redescendait vers Throal. Après quelques heures, nous quittâmes la piste principale pour prendre un sentier moins fréquenté, orienté vers le nord-ouest. Je repris mon poste d’éclaireur, une vingtaine de mètres devant le groupe. A peine deux heures plus tard, je remarquai au loin un groupe de cavaliers orks qui venaient dans notre direction. Ne sachant s’ils étaient amis ou ennemis, je ne voulais pas prendre le risque et je revins rapidement sur mes pas pour demander aux autres de se cacher. Mais dissimuler un groupe qui comportait un troll et un stagian en quelques minutes tenait du miracle. Et le miracle n’eut pas lieu.

Alors que les cavaliers arrivaient à notre hauteur, le leader du groupe qui était une ork se tourna dans notre direction et nous interpella. Nous laissâmes Gothzul mener une discussion très… heu… très ork quoi ! Si ce groupe semblait appartenir aux Chargeurs de Terath, les célèbres mercenaires qui travaillaient pour Throal, en fait il n’en était rien. Leur chef, Zarass-Pensée-de-Glace, menait une faction dissidente qui prônait la liberté et l’indépendance des orks par rapport à Throal.
Gothzul ayant prouvé qu’il avait de la gueule et de la force (bref, qu’il était un ork…), la conversation s’engagea réellement et Zarass était intéressée par notre groupe et notre destination. Elle souhaitait nous engager afin d’obtenir des informations sur les troupes de son frères qui, selon les rumeurs, disparaissaient les unes après les autres. Elle espérait ainsi découvrir quelque chose qui affaiblirait son frère et qui lui permettrait à elle, Zarass, de renforcer sa faction. Et pour cela, elle était prête à payer 2.000 pièces d’or théranes.
Les orks partis, le groupe était assez dubitatif sur cette « mission ». Seul Gothzul était motivé pour la mener à bien. Difficile de savoir où nous mettions les pieds dans cette histoire et nous n’avions pas particulièrement besoin de nous faire de nouveaux ennemis.

Nous avons repris la route et poursuivis notre voyage vers la vallée de l’Olsir.
Le troisième jour, nous rencontrâmes un troupeau d’étranges chèvres des montagnes. Alors que nous nous en sommes approchés, nous avons dû perdre connaissance car nous nous sommes tous réveillés le lendemain, complètement hagards. Personne n’a rien compris sur ce coup-là.
Le sixième jour, nous avons été attaqué par surprise par une manticore. Cette grosse saloperie a neutralisé Jeb par une attaque soudaine de dos. Toutefois, après s’être cognée plusieurs fois contre la résistance du groupe, elle s’est décidée à aller jouer ailleurs. Nous avons ranimé Jeb et sommes repartis en espérant qu’il n’y en pas d’autres bestioles du genre dans le coin.
Le douzième jour, nous avons pu faire une pause dans un campement de mineurs nains. Ces derniers étaient amicaux et hospitaliers. Après un repas en commun, ils nous ont indiqué un raccourci pour parvenir plus sûrement dans la vallée de l’Olsir.

Deux jours plus tard, alors que nous n’étions qu’à quelques kilomètres d’un village, j’ai pu déjouer une embuscade d’écorcheurs orks sur la route que nous suivions grâce à mes talents d’éclaireur. Après avoir prévenu le reste du groupe, je suis parti par le bois situé à gauche pour semer la confusion sur les arrières des adversaires. De son côté, Gothzul chargea dans le tas et traversa les lignes ennemies. Ce simple fait sema sans doute plus de désordre chez les orks que toutes mes manœuvres et harcèlements. Thregaz chargea les premiers adversaires en vue, soutenu par Jeb et So’tek qui arrosaient les orks de sortilèges offensifs.
De mon côté, après avoir gravement blessé et contraint un ork à la fuite, je suis allé rejoindre Thregaz pour lui prêter main forte. Mais les choses ont rapidement mal tournées, mon adversaire déjouant aisément mes pauvres assauts. C’est donc finalement Thregaz qui est menu à mon secours, après avoir éliminé ses adversaires avec l’aide des lanceurs de sorts.
Plus loin, Gothzul rencontrait des difficultés face à un ork maître des animaux. Accompagné de deux loups, il parvint à semer la confusion chez le stagian de Gothzul et la monture fit chuter son cavalier avant de s’enfuir. Notre guerrier était en fâcheuse posture mais s’en sortit grâce à sa bonne défense et à l’arrivée de Jeb qui contraignit le maître des animaux à la fuite. Une fois de plus, les choses ont été difficiles et c’est la capacité de résistance du troll et de l’ork, ainsi que le soutien magique du nécromancien et de l’élémentaliste qui firent la différence.

Le combat terminé, nous avons fait prisonnier l’un des survivants afin de l’interroger. A coup de menaces et de provocations, Gothzul est parvenu sans trop de difficultés à obtenir les informations. D’après lui, le seigneur ork Koth rassemblait les divers clans de la région et tous arboraient désormais leur signe de ralliement : une main rouge peinte sur leur bouclier. Le clan des Lances Ensanglantées et celui des Mangeurs d’Elfes l’avaient déjà rallié. Koth voulait regrouper tous les clans pour massacrer les autres races dans la vallée, piller les villes et villages et sans doute viser Throal par la suite. Charmant programme…
Après avoir récupéré le stagian de Gothzul, et chargé notre prisonnier dessus, ainsi que les armes et protections de nos assaillants décédés, nous avons repris la route.

Deux heures plus tard, nous arrivâmes au Bac de Drelyn, le seul endroit à des dizaines de kilomètres à la ronde où il est possible de traverser la rivière Olsir. A l’entrée du village, nous rencontrâmes quelques difficultés avec la milice locale qui ne voulait plus avoir affaire aux écorcheurs orks et qui refusaient de laisser entrer Gothzul.
Informé de la présence d’un camp des Chargeurs de Teroth, Gothzul s’y rendit en attendant que nous allions plaider sa cause auprès de la capitaine. Nous nous rendîmes aussitôt auprès de la chef militaire du village, avec notre prisonnier.
Sorana, une robuste naine qui avait la charge des modestes troupes du village, fut contente d’avoir quelques nouvelles de l’extérieur de la vallée. Le fait que nous ayons vaincu un groupe d’orks l’intéressa encore plus, ainsi que la présence de notre prisonnier et le matériel ramené.
Elle nous rapporta qu’ils avaient beaucoup de problèmes avec les orks depuis plusieurs semaines. Ils subissaient des attaques régulières depuis une dizaine de jours. Toutes les propriétés hors du village et situées sur la rive est avaient été ravagées et les survivants s’étaient réfugiés au Bac de Drelyn. Les membres du conseil du village, arrivés entre-temps, souhaitaient notre aide pour affronter les orks. Les créatures, basées dans les montagnes du supplice, menaçaient les communications de la vallée avec Throal. Et une fois isolée, le val de l’Olsir serait une proie facile pour les clans orks rassemblés.

Conscients que ce qui se jouait là était bien au-delà de nos capacités et que nous avions déjà nos propres soucis, nous leur avons fait comprendre que notre aide serait limitée et ponctuelle. Par ailleurs, ils nous apprirent que le Fort Vräss était abandonné depuis bien des années et qu’il n’y avait plus rien là-bas. Ça, c’était tout sauf une bonne nouvelle.
Nous quittâmes le conseil du village en proie à pas mal de pensées contradictoires. Nous avions envie d’aider ces gens mais cinq personnes de plus ne changeraient pas grand-chose dans un conflit d’une telle ampleur… sinon leur apporter une malédiction supplémentaire si nous nous attardions trop ! Et savoir que Fort Vräss pouvait se révéler une piste morte nous préoccupait beaucoup.

Les autres avaient prévu de passer la soirée au camp ork des chargeurs de Teroth. Ces derniers n’étaient plus que deux, blessés suite à une embuscade qui avaient vu leurs compagnons mourir ou rejoindre les renégats. Fort peu intéressés par ce programme, je décidais de m’installer à l’auberge du Vieux Pont. Du coup, entre une fort sympathique auberge et un campement de guerrier ork, les autres n’hésitèrent pas longtemps et vinrent avec moi. Seul Gothzul alla tenir compagnie aux deux rescapés orks.

L’auberge était tenue par une famille de nains amicaux mais préoccupés par la situation et les conséquences sur leurs recettes, voire sur leurs vies. En discutant ici et là, je finis par tomber sur un vieux paysan qui, une fois la glotte bien humectée, ne se fit pas prier pour raconter que le fort Vräss était abandonné depuis des décennies, confirmant les dires des membres du conseil du village. Mais, selon lui, les rumeurs comme quoi les ruines étaient hantées étaient pure invention.
Mouais… avec notre chance, rien n’était moins certain. Le type me parla aussi d’un vieil ermite dans la forêt au sud du village. Intéressant, il devrait savoir ce qui se passait dans les environs.
La fin de la journée se passa tranquillement. Thregaz trouva quelques gars du coin avec qui boire un coup et paya son lot de tournées. Jeb discuta avec des marchands locaux et So’tek, d’une nature discrète, passa le plus clair de son temps dans ses livres de nécromancie.
De mon côté, je profitais de cette halte pour me reposer et mettre mon journal personnel à jour. Il n’y se passa rien de bien intéressant hormis l’arrivée à l’auberge en milieu de soirée de deux filles du village. Si la brune était quelconque, la blonde, en revanche, était ravissante et elle le savait, vu sa manière de se comporter et de se faire payer à boire par les clients. Étant encore gravement blessé de la dernière embuscade et n’ayant pas vraiment l’esprit à la bagatelle, je ne souhaitais pas attirer son attention et elle ne me remarqua pas.

Le lendemain matin, nous avons rejoint la capitaine Sorana afin d’interroger le prisonnier ork. Après quelques baffes, et quelques réveils suite aux baffes, il finit par nous révéler que son ancien clan, les Mangeurs d’Elfes, avaient rejoins les Wargs du Crâne qui était dirigé par Karak Œil-de-Sang. Questionné sur le seigneur Koth, l’ork nous confia qu’il avait certainement établi son campement à Fort Vräss, à une journée au sud. Il menait des raids depuis cette position et surveillait la route du sud. Nous décidâmes finalement d’aller voir sur place tout en faisant un crochet chez l’ermite qui pourrait nous donner des informations intéressantes.
Il nous fallu presque le reste de la journée pour parvenir jusqu’à la cabane de l’ermite. Les indications données par les villageois étaient peu précises et je soupçonnais l’ermite d’avoir enchanté les environs pour éviter les importuns tellement les sentes étaient ardues à suivre. Nous parvîmes finalement dans un endroit à la nature très hospitalière. La rivière proche s’écoulait tranquillement en douces boucles et son murmure était très reposant, tout comme l’herbe grasse et les tapis de mousse sous les arbres. Un bel endroit pour se ressourcer. L’accueil de Jor l’ermite fut assez sec au départ puis il s’adoucit un peu par la suite quand nous lui expliquâmes ce qui nous amenait. Il nous confirma qu’Amery était l’ancien propriétaire de Fort Vräss et que le château fut attaqué il y a plusieurs décennies par un groupe de trolls écumeurs du ciel suite à une histoire de vengeance. Ces derniers temps, les orks tournaient beaucoup dans le coin et Jor pensait qu’ils s’étaient installés dans les ruines du fort. Devant nos mines un peu dépitées, Jor nous indiqua un chemin pour contourner le château et arriver sur ses arrières puis nous invita à rester dormir dans la clairière, où bon nous plairait. Tout le monde dormit bien cette nuit là et était d’attaque au petit matin pour repartir.
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