Suivi de la campagne des Lions de Pierre, 5ème saison
 
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 Chapitre 58 - Les catacombes de Parlainth

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar
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MessageSujet: Chapitre 58 - Les catacombes de Parlainth   Mar 13 Juin - 22:06

Chapitre 58 – Les catacombes de Parlainth
 
Une petite éternité plus tard, je revins à la conscience. Quelqu’un me secouait avec vigueur mais sans brutalité. J’avais mal à la tête et un goût étrange et désagréable sur le palais. J’ouvris les yeux et aperçu Sekra, Thregaz et Firrada penchés avec inquiétude vers moi. Je me redressai avec difficulté, peinant à rassembler mes esprits.
Je constatai que j’étais assis sur un banc du laboratoire des araignées, au milieu des expériences mortes. Je réprimai un haut-le-cœur et m’éloignai prestement des corps couturés. Sans mes amis, j’aurais sans doute fait partie intégrante de cette galerie des horreurs. Je réprimai un frisson intérieur et contins la panique qui menaçait de me submerger. Je détestai profondément cet endroit sans lumière, sans joie et sans espoir. Toute cette équipée menaçait de tourner au désastre.
 
Mes compagnons m’expliquèrent être partis à notre recherche, une fois Thregaz debout. Ils étaient entrés dans cette salle et avaient détruits les squelettes présents. Ils m’avaient alors découvert sur le banc.
Tout en écoutant leur récit, je notai que Thregaz semblait se porter au mieux. Toutefois, l’un de ses yeux était blanchâtre et semblait pulser de lui-même. Mon ami troll avait de plus en plus sinistre apparence et il était de nature à filer des cauchemars à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas. Tout cela devenait inquiétant mais il y avait sans doute plus urgent à se préoccuper pour l’heure.
 
La mémoire me revint soudainement. Je sursautai en repensant à Ghorghor et So’tek livrés au bon vouloir de Gorloth. J’expliquai rapidement la situation aux autres et les conduisis à travers le dédale de salles obscures et garnies de pièges que j’avais précédemment traversé. Grâce à mon expérience et ma connaissance du secteur, nous parvînmes à traverser tout cela sans anicroches.
Quelques instants plus tard, j’étais de retour dans la salle qui sentait le moisi. Aucune trace de mes amis, ni de Gorloth et de ses sbires. Nous décidâmes de fouiller l’endroit pour tenter d’en apprendre plus. J’indiquai aux autres qu’il y avait des armes posées sur une table plus loin, au fond à gauche. Pour ma part, je partis explorer le fond droit de la vaste salle, tous les sens aux aguets. Je me rendis compte que ce que j’avais pris pour une tenture tendue contre le mur du fond était en réalité un lourd rideau et qu’il y avait de la place pour se dissimuler derrière. Je m’engageai dans cet espace réduit et remarquai immédiatement Gorloth qui nous épiait.
Ce dernier m’avait aperçu également et il tissa rapidement un sortilège dans ma direction tout en mimant des coups de poignard dans sa poitrine. Alors que je me dirigeai vers lui, tout en appelant mes compagnons à la rescousse, je ressentis une vive douleur dans la poitrine. C’était comme si un poignard fou entrait et ressortait sans cesse. La magie de Gorloth m’avait paralysée de douleur. Une fois encore, j’étais en très fâcheuse posture et ce fut l’arrivée des autres qui me sauva. Le seigneur des os récolta quelques méchants coups qui le mirent à mal. Il se rapprocha de moi et menaça de me tuer s’ils continuaient de l’attaquer. Toujours sous l’emprise paralysante du sortilège, je ne pouvais que grimacer de douleur. Devant l’hésitation de mes compagnons, Gorloth effleura mon visage et je sentis ma peau se flétrir.
Finalement, ils acceptèrent et Gorloth s’enfuit sans demander son reste. Bientôt, la douleur et la tétanie cessèrent. À ma grande surprise, le sortilège ne m’avait causé aucune blessure, seulement une terrible souffrance. Tout ceci commençait à faire beaucoup pour moi et il me fallut quelques instants pour me remettre de cette nouvelle épreuve. Nous n’avions aucune idée de où nous étions par rapport à notre objectif mais savions qu’il y avait encore de nombreux obstacles avant d’y parvenir. Un tiers de notre équipe avait disparu et je commençai à me ressentir de mes nombreuses blessures et mauvais traitements. Malgré un chant d’encouragement prodigué par l’attentionnée Sekra, je sentais que mon moral était en chute libre.
Je finis tout de même par me relever. Il fallait sauver So’tek et Ghorghor ! Après, nous pourrions envisager la question d’un abandon de l’expédition.
 
Nous nous engageâmes dans le passage emprunté par Gorloth dans sa fuite. Après l’ouverture d’une porte, nous pénétrâmes dans une salle peu engageante : des toiles d’araignée partout, des corps, des cocons, des ossements. Bref, encore un antre arachnide. En fait, non : c’était l’Antre arachnide ! Rapidement, les locataires se rassemblèrent et nous assaillirent par centaines. Les nuées d’araignées nous contraignirent à un repli précipité. Sekra récolta quelques piqûres au passage qui l’empoisonnèrent et elle dût bientôt être portée par Thregaz.
Finalement, nous retraversâmes la salle des moisissures et revînmes dans le couloir. Firrada examina la grille qui fermait le couloir à notre gauche. Grâce à un sortilège d’ouverture, elle parvint à entrouvrir la grille. Le passage était désormais possible mais malaisé pour les trolls, nous préférâmes tenter d’autres recherches. Il restait un certain nombre de portes que nous n’avions pas pu ouvrir avec l’autre groupe. Désormais, grâce au sortilège de Firrada, la plupart des serrures ne constituaient plus un obstacle infranchissable.
 
Nous commençâmes par la porte à l’autre extrémité du présent couloir, celle située en face de la fosse à pieux où So’tek avait failli tomber. Une fois à l’intérieur, nous constatâmes que c’était une pièce assez vaste, avec quelques traces de toiles d’araignée ici et là. Un coffre reposait en son centre. Nous notâmes d’étranges rainures au niveau du plafond, comme si celui-ci pouvait descendre. Tout ceci puait le piège et nous préférâmes quitter l’endroit sans insister.
Nous retraversâmes ensuite la salle dans laquelle Ghorghor avait enflammé les toiles d’araignée puis revînmes dans le petit couloir  avec les gravats. La porte de gauche opposa nettement moins de résistance au sortilège de la sorcière troll qu’à l’épaule de l’armurier nain. La salle avait l’air vide mais un étrange soupir provint d’une armoire située dans un angle. Je m’en approchai lentement alors que Thregaz prenait du recul puis marcha sur une dalle qui déclencha un piège. Je n’eus guère le temps de voir ce qu’il déclencha car l’armoire vola éclat et un cadavéreux se jeta sur moi. Je fus tellement surpris que je ne parvins pas à esquiver. La créature m’agrippa et me mordit violemment. Une fois encore, l’accumulation de blessures eut raison de ma résistance et je sombrai dans les ténèbres familières de l’inconscience.
 
Nouveau réveil. La sensation était encore pire que lors du précédent. Des douleurs lancinantes à plusieurs endroits mais surtout dans l’épaule où le cadavéreux s’était acharné. À nouveau, ce goût de potion écœurant dans la bouche. Je notais aussi que de nouveaux bandages avaient fleuris. Et le sentiment que tout cela était vain. Je me faisais l’impression d’un mort qui voulait croire qu’il était encore vivant. Il fallait croire que la volonté l’emporta puisque je me relevai cette fois encore.
Titubant et démoralisé au possible mais debout. Trouver Ghorghor et So’tek et foutre le camp d’ici. Crusher nous attendait et nous n’en sortirions pas tous mais au moins quelques-uns auraient une chance. Nous n’en avions aucune si nous restions ici. Cet endroit puait la mort et la corruption comme la charogne d’une Horreur.
 
Il restait encore une porte à ouvrir. La seule que nous n’avions pas encore essayée. La toute première. Celle située juste en bas des escaliers que nous avions pris pour arriver à ce niveau. En écoutant attentivement, Firrada perçu des bruits d’araignées de l’autre côté. Nous décidâmes d’utiliser le feu contre elles et rassemblâmes tous les morceaux de bois que nous pûmes trouver dans le coin. Ghorghor ouvrit la porte et nous balançâmes nos projectiles incendiaires dans la masse tout en essayant de les empêcher de nous atteindre grâce à nos torches. Cela déclencha une belle pagaille et en consuma un grand nombre, dégageant une odeur répugnante mais jubilatoire par ce qu’elle signifiait. Au bout d’un certain temps, nous les dispersâmes et les survivantes abandonnèrent la place. Nous progressâmes le long d’un court couloir pour arriver dans une salle dans laquelle se trouvait un vaste trou circulaire qui semblait rempli de toiles d’araignées. Des barreaux d’échelle métalliques dépassaient de notre côté, signalant ainsi la possibilité d’y descendre mais cela ne tenta personne. Alors que poursuivions notre exploration vers le couloir suivant, je notai un mouvement furtif du coin de l’œil : Gorloth nous contournait !
Je prévins mes compagnons derrière moi et m’engageai dans le dos du mort-vivant, esquivant une nouvelle fosse à pieux au passage. Alors que Gorloth, campé devant le trou, déclenchait la puissance mortelle de sa magie sur le groupe, j’arrivai derrière lui et le poussai d’un vigoureux coup de pied rageur. Le Seigneur des Os bascula dans le trou avec un cri de consternation. Les toiles cédaient progressivement sous son poids, l’emprisonnant plus qu’elles ne le retenaient. Il fut bientôt hors de vue, descendant toujours plus loin dans les ténèbres du trou. Quelques instants plus tard, ses cris exprimèrent l’horreur d’un destin scellé puis un craquement d’os mit fin à ses ambitions et à sa non-vie. Gorloth avait rencontré plus coriace que lui.
 
Nous continuâmes à explorer la zone et arrivâmes bientôt dans l’antre des araignées duquel nous avions battu en retraite quelques heures auparavant. Cette fois, l’opposition fut bien moindre et nous mieux préparés. Nous découvrîmes le malheureux Ghorghor au milieu des œufs et des corps entoilés. Il était paralysé et fiévreux. Les araignées avaient pondu des œufs sous sa peau, assurant ainsi un stock de nourriture à leur progéniture et une mort aussi horrible que lente à notre ami.
Nous le récupérâmes puis l’emmenâmes dans un endroit moins répugnant afin de le soigner. Il était en mauvais état mais survivrait. Toutefois, il ne serait pas vigoureux avant un moment.
Sekra se remettait également de son côté et Thregaz soignait déjà ses nouvelles blessures. Bref, hormis Firrada, le groupe était en piteux état.
 
Et So’tek était toujours manquant. Peut-être que Ghorghor nous en apprendrait plus à son sujet lorsqu’il reprendrait connaissance. Il le fallait. L’idée de perdre l’un des membres du groupe – et surtout So’tek - juste pour satisfaire ma lubie de donner corps à Miraëlan m’était insupportable.
Toute cette expédition était un fiasco lamentable.
 
Après une nouvelle période de repos indispensable pour Ghorghor et très utile pour tous, nous reprîmes nos recherches avec un mélange de fébrilité et de découragement. Nous en profitâmes pour récupérer les objets entreposés dans la salle de Gorloth. Il y avait là plusieurs bourses qui contenaient des pièces d’argent et d’or, 8 pièces d’eau élémentaire, une émeraude de belle taille et une paire de dés stylisés. Nous récupérâmes aussi quatre épées larges, une dague ouvragée, une potion, un ceinturon et une targe, tous plus ou moins usés mais indéniablement de bonne qualité.
Cependant, après avoir sillonné une fois encore ce niveau, il fallait se rendre à l’évidence : notre ami n’était plus ici. Et comme il n’avait pas pu monter, il ne pouvait qu’être descendu.
 
Nous eûmes alors une petite conversation sur cette expédition. Je reconnu que j’avais sous-estimé la difficulté et que l’objet de notre venue ici, à savoir récupérer un corps pour Miraëlan, ne valait pas la peine de mourir pour elle. À mon niveau, je ne pourrai pas assumer la mort d’un ami pour un motif aussi égoïste. Je suis certain que Mira n’aurait pas été du même avis mais elle était toujours absente. J’espérai sincèrement qu’il ne lui arriverait rien dans le plan astral.
Thregaz partageait mon ressenti et nous décidâmes que nous sortirions sitôt So’tek récupéré. Les autres étaient moins catégoriques mais sans doute pas mécontents d’envisager de quitter cet environnement particulièrement hostile.
 
Nous étions rassemblés devant le trou qui menait à l’étage inférieur. L’endroit était aussi engageant que le trou du cul d’une Horreur et la fin aussi rapide que bruyante incitait à une prudence extrême.
Après avoir fini le nettoyage des toiles d’araignée involontairement entamé par le Seigneur des Ossements, nous mîmes au point un plan d’approche.
Compte tenu que Thegaz pouvait sauter et Ghorghor voler, je proposai de descendre en premier.
Une fois au sol, les deux combattants me rejoindraient rapidement pendant que Firrada et Sekra me suivraient par l’échelle.
 
Quelques instants plus tard, je descendais prudemment les barreaux en me maudissant pour ma proposition stupide. J’espérai ne pas finir comme Gorloth. Contrairement à ce que j’avais craint initialement, l’ennemi n’était pas une énorme araignée qui avait son antre dans le tunnel vertical mais un énième gardien mécanique. Au sol, on apercevait ici et là des reste du Seigneur des Ossements. Il était désormais beaucoup plus ossements que seigneur.
 
Alors que j’arrivai au sol, j’entrevis la créature alors qu’elle se ruait sur moi : un énorme humanoïde mécanique très véloce, monté sur une étrange grosse roue et équipé d’une lame qui prolongeait son poignet. J’esquivai de justesse son premier assaut alors que mes compagnons investissaient la zone à leur tour.
Constatant qu’elle était désormais cernée, la créature effectuant un vif moulinet tournoyant de son arme, obligeant tout le monde à effectuer une esquive. Sekra, touchée, fut repoussée contre le mur. Le monstre mécanique se tourna ensuite vers ce qu’il identifia certainement comme la menace la plus sérieuse : Thregaz.
Compte tenu de la taille et de la mobilité de l’adversaire, je n’avais guère d’espoir de trouver un point faible à ma hauteur. Je sautai donc sur son dos et entrepris de l’escalader alors qu’elle attaquait l’écumeur du ciel troll et lui assenait un violent coup, le forçant à céder du terrain. Bien que malaisée, mon acrobatie porta ses fruits puisque je notai une espèce de grosse molette dans le dos de la créature. Je la tournai dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et, bientôt, nous constatâmes que la créature ralentissait nettement le rythme, comme si elle manquait soudainement de puissance. Ghorghor arriva pour prêter main forte à Thregaz et ils achevèrent bientôt l’étrange monstre mécanique qui tomba à terre, inerte.
 
Sekra s’étant remise sur pied, nous empruntâmes la seule issue de la salle qui consistait en une courte volée de marches qui montaient. Nous arrivâmes bientôt dans une nouvelle salle où la seule chose notable était les deux leviers en bronze présents au milieu d’un mur. L’un était noir et l’autre rouge. Nous perçûmes aussi un bruit d’horlogerie qui résonnait doucement dans les murs, comme un gigantesque mécanisme en constant mouvement. Sur la droite une alcôve relève au fond un mur incurvé et métallique. Certainement une issue dont il fallait trouver le moyen d’ouvrir
Après une rapide concertation, le troll décida de pousser les deux leviers vers le haut. Le mécanisme  ouvrit effectivement le passage au fond de l’alcôve.
 
Par prudence, je décidai d’aller y jeter un coup d’œil seul sans noter de piège particulier dans le couloir sinueux qui se déroulait plus loin. Le reste du groupe me rejoignit bientôt et nous pénétrâmes ensuite dans une étrange salle des trophées. La pièce était rectangulaire et nous étions entrés par un des côtés larges ; une porte nous faisait face dans le mur opposé. Nous examinâmes les lieux avec une curiosité teintée de méfiance. Des tableaux, des armes et des objets plus insolites les uns que les autres étaient exposés. Grâce à mes talents et à ma prudence naturelle, je détectai quelques pièges ici et là que j’indiquai à mes compagnons.
Ghorghor s’intéressa à une masse ouvragée et il la récupéra en souvenir. Par chance, le larcin ne déclencha ni piège ni alarme.
 
Nous empruntâmes la porte en face et arrivâmes dans un couloir qui tournait plus loin à gauche alors qu’une porte se trouvait au milieu du mur de droit. Ne souhaitant pas laisser de pièce inexplorée derrière nous, nous tentâmes d’ouvrir cette porte mais elle était fermée. Un sortilège de Firrada plus tard, l’obstacle nous céda volontiers le passage.
Derrière, nous découvrîmes plusieurs cellules dont l’une d’entre elles était occupée. Avec incrédulité, nous découvrîmes qu’il s’agissait de So’tek. Le nécromancien t’skrang était en piteux état mais il était vivant.
 
Nous le récupérâmes et retournâmes à la salle avec les leviers qui nous semblait la plus facile à défendre et la plus adéquate pour nous reposer et nous occuper de notre malheureux ami. Sekra demanda si nous abandonnions l’expédition ou si nous continuions. Contrairement à l’étage supérieur, ce niveau s’était plutôt bien passé et nous n’avions rencontré personne ni déclenché aucun piège, ce qui avait contribué à dissiper nos idées noires. Face à nos hésitations, nous décidâmes de remettre la décision après cette période de repos.
 
Un peu plus tard, après avoir avalé un frugal repas et s’être occupé de So’tek, nous posâmes nos sacs de couchage. Alors que nous étions en train de décider de l’ordre du tour de garde, l’un des leviers s’actionna et la porte au fond de l’alcôve s’ouvrit à nouveau…
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