Suivi de la campagne des Lions de Pierre, 5ème saison
 
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 Chapitre 53 - La Compagnie de la Poignée de main

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar
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MessageSujet: Chapitre 53 - La Compagnie de la Poignée de main   Ven 9 Déc - 20:55

Chapitre 53 – La compagnie de la Poignée de main


D’excellente humeur, je retrouvai Ghorghor dans la salle principale et nous prîmes notre petit déjeuner tout en discutant de notre expédition. Nous avions décidé de nous introduire dans la mine en nous faisant passer pour de nouvelles recrues. Leur chef et la plupart des mineurs me connaissaient mais, grâce à Miraëlan, cela n’allait pas poser de problème majeur. En effet, ma tendre princesse avait prévu en route de m’apprendre un talent qui me permettrait de changer d’apparence et de passer pour quelqu’un d’autre afin de mener notre enquête.
 
Le trajet se déroula sans histoire mais les journées de voyage furent réduites afin de me permettre de maîtriser mon nouveau talent de déguisement magique.
Quatre jours plus tard, ce furent le nain Hector et l’humain Gregor qui se présentèrent à l’entrée de la mine de la Poignée de main pour y chercher du travail.
 
Notre arrivée fut bien accueillie et nous n’eûmes guère de difficulté à nous faire recruter par un contremaître car ils semblaient avoir besoin de monde pour renforcer un groupe qui avait été décimé par un effondrement de galerie. Par ailleurs, c’était assez mal payé et les candidats ne se bousculaient pas.
Avec deux autres nouveaux arrivants, nous allions former une nouvelle équipe chargée de remplacer les morts. Pas très gai pour un début.
Nous discutâmes discrètement avec les autres travailleurs, majoritairement des nains. Le silence gêné et la mauvaise humeur qui régnait dans le camp laissaient supposer bien autre chose qu’un simple accident. Certains accusaient les chefs de négliger la sécurité par cupidité, d’autres parlaient d’un esprit de la montagne qui rôdait ou d’autres fadaises. Seuls quelques-uns acceptaient l’idée d’un vrai accident.
 
Dès le lendemain, nous étions à pied d’œuvre, maniant pelle et pioche pendant de nombreuses heures d’affilée. Je n’avais guère le physique d’un mineur mais je fis bonne figure et personne n’eut à se plaindre de ma première journée de travail. Après tout, quand on est habitué à se battre contre des Horreurs ou des hordes d’orks, le travail de mineur c’est presque des vacances, le soleil et l’air pur en moins.
Dès que nous en avions l’occasion, Ghorghor et moi cherchions des indices pour expliquer la disparition des mineurs. Lorsque nous découvrîmes des traces de sang sur les parois des galeries en-dehors de la zone de l’effondrement de galerie, cela ne fit que renforcer nos soupçons.
 
Au retour de notre journée de travail, nous assistâmes à une altercation entre des mineurs mécontents et les contremaîtres. Les mineurs récalcitrants étaient menés par Warin Qu’un-œil, un nain borgne teigneux. Nous décidâmes de nous partager le boulot et d’explorer toutes les pistes : pendant que j’essaierais de faire copain avec les mineurs revendicatifs, Ghorghor – ou plutôt Hector – resterait fidèle aux dirigeants de la mine.   
 
Pendant la nuit, des mineurs qui faisaient partie des contestataires vinrent nous chercher pour une réunion secrète et nous menèrent dans les couloirs, le visage recouvert d’un sac. Déjà sans sac, c’était casse-gueule leurs galeries à la con !
Finalement, au centre d’une caverne, un nain qui prenait une voix caverneuse – peut-être Warin – nous accueillit avec un discours bien senti qui parlait de fraternité, de solidarité… et d’un serment passé avec une goutte de notre sang. Connaissant les pouvoirs de la magie du sang et les risques inhérents à ce type de pratiques, je refusai tout net. Les autres furent déçus et je fus désormais considéré comme sans intérêt ni honneur par les autres mineurs de cette confrérie secrète. En revanche, Hector accepta. Nous échangeâmes donc tacitement nos rôles : il avait accepté le serment des mineurs et j’allai devoir me rapprocher des chefs de la compagnie.
 
Au matin, la tension entre les deux groupes de mineurs était palpable. Les dirigeants avaient eu vent de la réunion nocturne et prenaient ce type de manifestation comme une défiance, ce en quoi ils n’avaient pas tort.
Toutefois, je décidai ne pas trop creuser dans cette direction car j’avais déjà bien assez à creuser comme cela tout au long de la journée et cela ne nous aidait guère à comprendre comment était morts les mineurs. Le conflit entre les deux parties semblait encore larvé et ne justifiait pas de morts à ce stade… à moins que ces derniers n’aient été témoins de quelque chose dont ils n’auraient pas dû.
 
Avec nos deux collègues, nous redescendîmes dans notre portion de mine, sans oublier avec Ghorghor de nous manifester une certaine inimitié afin de parfaire nos rôles. Après une heure de travail je continuai à percevoir une certaine hostilité ambiante alors que rien ne la justifiait dans notre boyau. Pressentant d’autres éléments à l’œuvre, je fis appel à Mira et cette dernière découvrit assez rapidement un puissant élémentaire de terre vindicatif à proximité. Toutefois, elle ne pouvait pas communiquer avec lui pour tenter de connaître l’origine de son sentiment à notre encontre.
J’alertai discrètement Ghorghor de ce fait mais deux rochers animés nous assaillirent soudain. Leur attaque en tenaille nous empêchait toute fuite.
Nous étions coincés sous terre sans équipement de combat face à deux créations animées fortement hostiles. D’un autre côté, vu le type d’adversaires, une bonne pioche était sans doute préférable à une épée. Et l’endroit était trop salissant pour que je m’y risque avec mon cuir rembourré de belle qualité.
 
Le plus difficile, ce fut pour le nain armurier, plus habitué à parer et à encaisser avec son armure. Son style de combat s’en trouvait chamboulé et l’affrontement tourna rapidement à son désavantage. Après quelques passes d’armes, il était déjà en piteux état.
De mon côté, je m’en sortis mieux et les créatures, assez pataudes, peinaient à me toucher. Ma pioche, en revanche, détruisit assez rapidement un premier assaillant. Toutefois, l’aide de mon compagnon ne fut pas de trop pour venir à bout du second adversaire, plus coriace.
Alors que le combat penchait en notre faveur, j’appelai à l’aide nos deux autres compagnons. Non pas que nous ayons besoin d’eux pour terminer le combat, mais leur témoignage serait utile pour convaincre les autres de la réalité de cette attaque. En effet, le premier adversaire défait ne laissait pour tout cadavre qu’un tas de cailloux tout à fait anodin dans une galerie de mine.
 
Nos deux compagnons d’équipe arrivèrent juste à temps pour assister à la fin du combat et ne purent que constater nos blessures. Finalement, ce furent quatre personnes peu désireuses de retourner dans les mines qui remontèrent dans la zone d’habitation pour alerter les autres travailleurs et les dirigeants. Je laissai Ghorghor et les deux autres raconter nos mésaventures et allai trouver directement Terlesk, le chef de la mine.
Je parvins à le rencontrer immédiatement, mettant en avant des révélations sur ce qui se passait dans les boyaux de la mine. D’un naturel peu aimable, le chef de la compagnie me fixait de son œil valide, l’autre était recouvert d’un charme de sang qui lui conférait une vision améliorée, outre le fait de me mettre mal à l’aise.
 
« Messire Terlesk, il me semble nécessaire de vous informer de certains faits qui se déroulent dans les couloirs de la mine, débutai-je.
- Je vous écoute.
Terlesk connaissant Valérian, il me semblait plus intéressant de reprendre mon apparence sous ses yeux. Le problème, c’est que je ne savais pas comment interrompre les effets de ce talent que je maîtrisais depuis peu.   
- Heu… Mira. Comment j’arrêt ce truc ?
- Ton talent de déguisement magique ? Tu ne peux pas avant la fin des effets, me répondit-elle sur un ton amusé devant la situation.
- Génial…maugréai-je mentalement.
Sous les yeux d’un Terlesk impatient, je réactivai mon talent pour prendre ma propre apparence.
- Mais que… ? s’étonna-t-il. Qui êtes-vous ?
- Allons, messire Terlesk, vous me connaissez.
- Oui, vous êtes l’éclaireur des chefs du petit fort à moitié en ruine. Voltarian, c’est ça ?
- Hum… presque mais passons. Nous avons bien d’autres problèmes.
- Alors que se passe-t-il dans ma mine ? s’enquit-il avec un curiosité méfiante.
- Il y un élémentaire de terre qui n’est pas content de votre présence.
- Des conneries tout ça ! C’est que des conneries soufflés par ces feignasses de mineurs qui sont incapables de maintenir une production décente ! s’énerva-t-il.
- Vous mettez en danger vos travailleurs si vous les obligez à continuer l’exploitation sans régler ce problème.
- Je n’en crois rien et je vais vous le prouver !
Il se leva de son siège, attrapa un solide marteau d’une main et un casque de mineur de l’autre.
- Je vais vous montrer moi qu’il n’y a rien là-dessous !
Il était désormais furieux, comme possédé, et s’engouffra dans le couloir qui menait à la salle principale. Il passa bientôt devant l’ensemble des mineurs, éberlués devant l’attitude de leur patron.
Terlesk s’enfonça dans le tunnel qui menait à la mine sans cesser de vociférer sur tout ce qu’il ferait à un quelconque élémentaire s’il se montrait.
 
Je suivis le nain à une certaine distance et demandai au passage à Ghorghor d’empêcher les autres nains de suivre le mouvement de trop près. Finalement, Terlesk parvint au fond de la mine et commença à donner des coups de marteau furieux ici et là, tout en poursuivant ses invectives.
Bien évidemment, l’élémentaire l’accueillit comme il se doit : il se manifesta et tua le nain d’un seul coup puis provoqua l’effondrement de toute la zone. Heureusement que j’avais subodoré la fin dramatique et que j’avais eu la présence d’esprit de laisser une bonne avance à Terlesk. Malgré cela, je failli bien périr également sous l’effondrement qui passa dangereusement près.
 
Peu après, en discutant avec les autres mineurs, et notamment les contremaîtres, il apparut que Terlesk avait négligé le rituel d’exploitation nécessaire pour apaiser la montagne, histoire de gagner du temps. Et donc de l’argent. Tout cela n’était qu’une question de cupidité d’un patron trop avide. 
Nous fîmes envoyer un message à Vanar Kegan, le nain élémentaliste et armurier. Nul doute que lui saurait réaliser ce rituel et relancer l’exploitation de la mine.
 
En attendant, nous passâmes quelques jours follement passionnants dans le complexe minier. Toutefois, cette attente forcée eut le mérite de me permettre de développer quelques-uns de mes talents, chose que je n’avais pas eu l’occasion de faire depuis des mois. L’essentiel de ce temps fut accaparé par un approfondissement du tissage de filaments et je me liai au maximum avec mon épée Griffe. Nul doute que le retour sur investissement sera rapide compte tenu de ce qui nous attendait dans les semaines à venir… voire dans les années à venir.
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