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 Chapitre 37 - Naissance d'un héros

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar


Messages : 541

MessageSujet: Chapitre 37 - Naissance d'un héros   Dim 9 Mar - 16:44

Chapitre 37 – Naissance d'un héros
 
Alors que nous longions le Noir Marais par le chemin du sud pour rejoindre la route de Fort Vräss, un groupe de chevaucheurs orks arriva vers nous, menaçants mais pas directement hostiles.
Nous reconnûmes rapidement des Plaies Béantes.
<< - Qui êtes-vous ? entama leur leader.
- Et vous ?>> rétorqua sur le même ton Gothzul.
Les orks semblaient nerveux et un peu hésitants.
<< Vous venez du Bac ? D'un village de l'ouest ?
- Nous venons de Fort Vräss, lâcha notre guerrier. Et vous ?
- Fort Vräss ? Le petit château avec un village nouveau autour, au nord ?
- C'est ça ! Bon, vous êtes qui et vous faites quoi ici ?
- Pourquoi ça vous regarde ?
- Parce que ici c'est chez nous ! répondit Thregaz qui commençait à s'échauffer.
- Chez vous ? Comment ça chez vous !? C'est à personne ici !
- Si, c'est chez nous ! renchérit Gothzul.
- Et vous êtes qui ?
- Hé ho ! Ça suffit maintenant ! On ne répondra plus à vos questions tant que vous n'aurez pas répondu aux nôtres ! s'impatienta à son tour Gothzul.
- Hum… nous vous invitons à notre camp. Notre chef voudra vous parler.
- Hein ?! Ho les gars, on ne va pas aller chez eux ?! m'exclamais-je, surpris. Tout ça pue le piège !
- Non, c'est pas un piège, répondis notre interlocuteur en me fixant d'un air mauvais qui démentait ses paroles. Notre chef veut vous parler c'est tout !
- Vous faites partie des Plaies Béantes et vous foutez le bordel dans la région ! contra notre guerrier.
- Non… c'est pas nous. Il y différentes… factions chez les Plaies Béantes. Accompagnez-moi pour parler à notre chef, Brisépée.>>
Je sentais nos combattants indécis et prêts à accepter pour en savoir sur ce qui se passait. Pour ma part, je n'avais aucunement envie d'aller dans un camp ork tant que nous ne savions pas de quel côté ils étaient. Je l'expliquai à mes compagnons qui acceptèrent mes arguments.
<< - Si votre chef veut nous voir, il n'a qu'à venir ici ! >> décida finalement Thregaz.
Le cavalier ork hésita puis accepta.
<< D'accord ! Je m'appelle Molag-Mar et je vous demande d'attendre ici, je vais faire chercher Brisépée. Cela devrait prendre deux heures.>>
Il envoya deux cavaliers  puis alla s'installer un peu plus loin avec le reste de son groupe.

Tout cela ne me disait rien de bon mais les autres semblaient désireux de cette rencontre. Je contemplai avec dépit l'état misérable de ma tenue tout en me soupirant. J'avais comme dans l'idée que  je pouvais faire une croix sur le bain chaud que j'avais espéré prendre à Fort Vräss ce soir.
Environ deux heures plus, une vingtaine de cavaliers orks arriva, composée pour moitié de Plaies-Béantes et pour moitié de Lances Sanglantes. L'un d'eux s'avança immédiatement vers nous et Gothzul fit quelques pas en avant pour saluer son père Gargash.
Molag-Mar nous rejoignit avec un autre ork qu'il nous présenta comme étant Torrig Brisépée, leur chef.
Ce dernier nous salua rapidement puis prit immédiatement la parole.
<< - Une partie de mon clan est sous l'emprise des forces du mal et nous avons besoin de toute l'aide disponible. Voulez-vous nous accompagner à notre camp pour que nous en discutions ?>>
Compte tenu de la présence du père de Gothzul et du fait que les cavaliers orks étaient désormais près d'une trentaine autour de nous, il aurait été très impoli de refuser. Adieu bain chaud…

Deux heures plus tard, nous étions assis sous la tente de Brisépée, autour d'un repas chaud. Ça ne valait pas un bain, mais c'était quand même bienvenu.
Notre hôte nous laissa nous restaurer pendant quelques instants puis il s'adressa à nous :
<< - J'ai rassemblé les orks en qui j'avais confiance et nous avons fui le camp établi dans les mines naines. Ceux qui sont restés sont corrompus ou pire encore. Je ne sais pas tout ce qui se passe dans ces mines mais nombreux sont ceux qui n'en sont pas remontés. Et les autres agissent étrangement. On ne peut pas laisser faire cela, sinon ils vont étendre leur emprise sur toute la région et soumettre le val à leur corruption.
- Combien sont-ils encore dans votre camp ? demandais-je.
- Difficile à dire précisément avec ceux qui disparaissent. Je dirais environ 300 dans le camp et… d'autres dans les mines.
- Hum… ça fait quand même un gros morceau, commenta Thregaz. Ça promet une bonne baston !
- Avec mon seul groupe, je ne peux rien faire, reprit Torrig. Nous ne sommes qu'une cinquantaine. Il nous faut de l'aide et quelqu'un qui nous aidera à trouver le moyen de libérer notre peuple.
- De quoi ? questionnais-je
- De la corruption et de l'asservissement ! Quoi d'autre ? répondit l'ork avec un ton impatient.
- Et quand vous dites votre peuple…
- C'est les Plaies Béantes évidemment ! C'est quoi ces questions débiles ? s'énerva Torrig.
- Non, c'est bon ! C'était juste pour être sûr de savoir de quoi nous parlions, m'excusais-je précipitamment. Je n'interviendrai plus, poursuivez.
- Humpf ! Beverun, le chef des Plaies-Béantes, a été influencé par Nasrig-Tog, un shaman insecte qui faisait partie de la Main de la Corruption. Cela ne peut pas durer. Nous avons besoin d'une alliance pour les affronter. Je dois vous révéler que j'ai eu une vision il y a quelque temps montrant que le chef asservi des Plaies-Béantes sera tué par l'épée de Drughar Lance-Sanglante. Et l'emplacement du tombeau de Drughar a été retrouvé récemment.
- Intéressant… Et comment pouvons-nous vous aider dans cette quête ? intervint Gothzul.
- Nous avons besoin d'une lance sanglante authentique pour accéder au tombeau. Nous attendons un cavalier émérite qui devrait nous en apporter une mais il est en retard. J'espère qu'il ne lui est rien arrivé.
- Un cavalier avec une lance sanglante ?! Mais alors… >>
Laissant sa phrase inachevée, Gothzul se leva d'un bond et fonça vers Grokon. Il récupéra un long paquet et revint vers nous. Il déroula la peau et exhiba la lance sanglante récupérée au côté de l'ork tué par la vigne-rasoir.
<< - Serait-ce ça, par hasard ? demanda-t-il avec un large sourire. >>
Torrig prit respectueusement l'arme de ses mains et regarda notre guerrier comme s'il avait accompli un miracle. Un immense espoir et respect passa dans son regard. C'était la première mais pas la dernière fois qu'il regarderait Gothzul de la sorte.

En soirée, un banquet fut organisé par les orks en notre honneur pour fêter l'arrivée de la lance et de nouveaux leurs nouveaux alliés. Il est vrai que nous pouvions rallier les trolls du clan des Cornes Tordues, les sylphelins du clan Kiri Kitor et une partie des combattants de Vräss. L'urgl allait couler à flots !
Pour ma part, je mangeai un morceau en leur compagnie, histoire de ne pas paraître trop impoli puis allai installer mes affaires plus loin, hors de portée de leurs cris et de leurs exclamations. Je n'étais pas d'humeur à faire la fête et encore moins avec des orks. Mes blessures me lançaient, mon ego souffrait après les dernières aventures, mes fringues puaient, Carelia et Maloniel me manquaient. De plus, les orks me rendaient toujours nerveux et un camp d'orks braillards encore plus. La plupart du temps, ils essayaient de nous tuer et j'avais toujours du mal à les côtoyer. J'arrivais à en apprécier certains, notamment Gothzul, mais chaque ork était pour moi un ennemi en puissance. Et ce n'est pas l'habituel mépris à mon encontre que je lisais dans leur regard qui allait arranger les choses, aussi justifié soit-il.
Le lendemain ne me trouva guère en meilleure forme. Je demandai au groupe une nouvelle journée de repos afin de continuer à me soigner et pouvoir les aider au mieux. Ils furent un peu étonnés mais m'accordèrent ce nouveau répit. Malgré toutes nos aventures en commun, Gothzul et Thregaz ne comprenaient pas que je ne guérisse pas plus rapidement. So'Tek vint m'aider grâce à ses talents en médecine et les choses s'arrangèrent un peu. Même si ce n'était pas la grande forme, je fus suffisamment en état pour reprendre la route le lendemain.

Torrig Brisépée, Gargash et Urrik Longuefable, un questeur de Tistonius, tinrent à nous accompagner jusqu'au tombeau avec un groupe de guerriers. Au moins, nous ne risquerions pas de mauvaise rencontre jusqu'au but de notre expédition.
 Nous progressâmes dans la montagne pendant une bonne journée avant de parvenir sur les lieux et notre escorte décida de nous attendre à l'entrée. Je n'arrivais pas à comprendre en quoi cinq aventuriers seraient plus efficaces seuls plutôt qu'accompagnés d'une douzaine de guerriers orks. Mais on m'expliqua que c'était à cause de la prophétie et que c'était une quête initiatique, notamment pour Gothzul qui devait jouer son rôle. Ben voyons ! S'ils m'avaient tout simplement répondu qu'ils n'avaient aucune raison de prendre des risques vu qu'ils avaient trouvé des pigeons à envoyer pour tirer les marrons du feu à leur place, ça j'aurais mieux compris.

Toute cette affaire me plaisait de moins en moins et j'avais un mauvais pressentiment. Déjà, jouer les grouillots pour des nains de Throal ou des barons orks, ça commençait à me lasser. Alors, je vous laisse imaginer ma joie à l'idée de risquer ma vie pour aider des écorcheurs orks qui, il y a encore quelques mois, auraient été ravis d'avoir nos têtes au bout d'une pique.
Je ravalais ma mauvaise humeur et allai rejoindre mes compagnons qui pénétraient déjà dans la montagne, impatients de mettre la main sur l'arme légendaire. Pour ma part, je pensais plutôt aux pièges et créatures qui nous attendaient avec non moins d'impatience. Hauts les cœurs et à l'aventure, compagnons…

Nous pénétrâmes dans une vaste caverne d'environ trente mètres de diamètre. Le nain Vodanicus avait tenu à nous accompagner et je lui avais prêté mon arbalète. À l'idée de pouvoir piller quelques tombeaux, il ne tenait plus en place et il avait fallu mettre les points sur les "i" pour réfréner sa cupidité.
Nous localisâmes rapidement les doubles portes massives en pierre situées à l'opposé de l'entrée. Gothzul et So'Tek examinèrent les bas-reliefs gravés sur ces dernières. L'association de la connaissance du peuple ork de notre guerrier et de l'érudition générale du nécromancien leur permit de déchiffrer la signification des inscriptions et de découvrir l'endroit où introduire la pointe de la lance. Les portes s'ouvrirent sur un raclement minéral peu discret.

Une fois les portes passées, nous arrivâmes sur un large pont de pierre qui semblait enjamber un abîme de ténèbres. Vu sa construction, nous n'avions guère de crainte quant à sa solidité. Mû par un réflexe stupide, je pris ma place en tête du groupe et allai prudemment de l'avant. Tout cela me paraissait trop facile et je craignais des bestioles du genre des raies volantes qui nous avaient attaquées lors de notre traversée du pont au-dessus du lac de lave. Malheureusement, je ne m'étais guère trompé et, une fois arrivé au milieu du pont, une nuée de vers krill me fonça dessus et me submergea en quelques secondes. Je me débattis comme je le pouvais mais sans grand résultat, sinon que je failli tomber du pont à force de rouler en tous sens. J'étais en train de me faire bouffer vivant par ces saloperies. Quelques-unes occupaient mes compagnons mais le gros de la nuée semblait particulièrement apprécier la viande d'humain façon éclaireur. Une fois encore, ce fut Thregaz qui me ramassa et le groupe fonça vers le bout du pont. Nous nous réfugiâmes dans la pièce suivante et refermâmes la porte. Les quelques vers krill qui avaient eu la mauvaise idée de nous suivre furent rapidement tués.

Compte tenu de mon état, Gothzul prit la tête du groupe et nous continuâmes à progresser dans un large couloir. C'était courageux de sa part mais le rôle d'éclaireur ne lui avait jamais réussi jusqu'à présent. Enfin, pour être honnête, disons que Gothzul était aussi efficace comme éclaireur que moi comme combattant. Cette fois ne fit pas exception aux précédentes puisque notre ork déclencha après quelques pas un piège qui libéra une volée de carreaux qui frappa le groupe. So'Tek y échappa par chance, Gothzul et Thregaz ne furent guère incommodés grâce à leurs bonnes protections. En revanche, il n'en alla pas de même pour Vodanicus et moi : je reçus une nouvelle blessure et le nain ressemblait désormais à un hérisson géant. En tant que poissard du groupe, j'appréciai l'exploit à sa mesure et aidai So'Tek à soulager le nain. Même s'il avait un caractère détestable, il n'en montra pas moins de courage et de détermination pour continuer.
Nous reprîmes la route après un temps de repos et arrivâmes devant une simple porte. Celle-ci donnait sur un temple des passions. C'était un peu surprenant mais bienvenu. La plupart d'entre nous en profitèrent pour se recueillir devant sa passion d'adoption. Vu mon état, Garlen aurait été préférable mais je restai fidèle à Astendar.

Quelques instants plus tard, nous empruntâmes le seul passage qui quittait la pièce, face à celui par lequel nous étions venus. Nous franchîmes un petit couloir puis arrivâmes devant une nouvelle porte. Une fois celle-ci passée, nous pénétrâmes dans une vaste salle éclairée par 4 gros quartz luminescents. Ceux-ci étaient faiblissants mais donnaient encore suffisamment de lumière pour apercevoir, au fond la salle, un trône posé sur une grande dalle de pierre. Le trône massif était somptueusement décoré de pierres précieuses et protégé, de part et d'autres par deux gardes momifiés qui se redressèrent à notre arrivée. Tout cela sentait le piège à plein nez et même Vodanicus hésita à foncer vers le trône.
Grâce à sa magie, So'tek détecta la souillure résiduelle de ces lieux et son influence néfaste. Nous décidâmes de remettre l'exploration de cette pièce à plus tard et nous nous intéressâmes aux deux portes placées dans les murs latéraux. Gothzul choisit la porte de droite et s'engagea dans le passage qui faisait un coude vers la gauche après quelques mètres. Le reste du groupe suivit le mouvement et je fermai la marche. Alerté par un pressentiment, avant de passer le coude du couloir, je jetai un coup d'œil derrière moi et ce que je vis ne me fis pas bondir de joie : la porte du mur de gauche de la salle du trône venait de s'ouvrir et un groupe de gardes-momies vint se camper devant notre passage, ainsi que les quatre gardes de la pièce, mais sans s'y engager. Toute retraite était proscrite.

Pendant ce temps, le reste du groupe était arrivé au bout du couloir terminé par deux lourdes portes de pierre dont une était ouverte. Ils se déployèrent dans la pièce suivante alors que je les rejoignais et les informais dans l'impossibilité de revenir sur nos pas. Les quartz de cette salle étaient en fin de vie et ne diffusaient qu'une chiche lueur, suffisante pour se faire une idée du nouvel environnement. Un sol de marbre poli, des murs ornés de bas-reliefs représentant des scènes de bataille partiellement effacés par les ravages du temps, un sarcophage ouvragé posé sur une estrade de pierre au fond de la salle et un brouillard rampant. L'accueil était vraiment déplorable dans ce tombeau et la décoration complétement à revoir.
Un cri gémissant retentit soudain, semblant venir des profondeurs de la terre. Le couvercle du sarcophage s'ouvrit et une grande momie s'en extirpa avec agilité, équipée et armée. Elle paraissait tangible mais sans l'être vraiment. Notre t'skrang érudit  nous informa que c'était un demi-spectre, c'est-à-dire un corps habité par un esprit. Enfin, un autre esprit que celui initialement présent dans le corps, je suppose. L'essentiel était qu'il n'était pas insensible aux coups, donc nous avions nos chances.

Alors que So'Tek terminait de nous donner ses informations, la créature se jeta sur Gothzul et le blessa cruellement, forçant notre guerrier à faire un pas en arrière, chose fort peu habituelle de sa part. Thregaz en profita pour charger la momie de flanc mais son attaque ne rencontra que le vide, contrairement à la contre-attaque de son adversaire qui l'envoya bouler quelques mètres plus loin.
L'affaire s'engageait mal. Poussant un soupir, je fonçai sur la momie, bien décidé à épauler mes compagnons, même symboliquement.
Mon attaque audacieuse toucha la créature qui poussa un gémissement qui tenait plus de la surprise que de la douleur et tourna sa fureur contre moi. J'esquivai son attaque de justesse mais ma diversion avait fait son effet : Gothzul s'était repris et asséna un coup terrible à la momie qui recula sous l'impact. De son côté, Thregaz s'était relevé et rendit à la momie la monnaie de sa pièce, intérêts compris. Les attaques successives de nos guerriers eurent raison de la résistance de la créature qui s'effondra puis s'effrita, formant un tas de poussière duquel émargea la silhouette brumeuse de Durghar Lance-Sanglante.
Ses traits étaient apaisés et il nous sourit avec bienveillance.
<< Au nom de toutes les âmes enfermées en ces lieux depuis une éternité, je vous remercie. Nous allons enfin pouvoir rejoindre les Passions en goûter à la paix du repos. Soyez bénis.>> Puis la forme spectrale se dissipa en un soupir de soulagement.

Gothzul ramassa avec respect de l'épée de Durghar, véritable objet de légende pour les clans orks. Ensuite, menés par un Vodanicus frénétique et insouciant de ses blessures, nous explorâmes les lieux, désormais vides de gardiens puisque ces derniers étaient tombé en même temps que leur seigneur. Nous récupérâmes les pierres du trône ainsi que le contenu intéressant de la cinquantaine de tombes des gardes. Le nain montra une efficacité indéniable dans cette activité.
Nous quittâmes ensuite le réseau souterrain avec nettement plus de facilité que pour y entrer. Aucun piège ne se déclencha et les vers krill ne se montrèrent pas, à mon vif soulagement. À notre sortie, la réaction des orks restés pour nous attendre fut enthousiaste. Mais ce fut peu de chose comparé à l'accueil qui nous fut réservé au camp des Plaies Béantes et des Lances Sanglantes. Gothzul fut porté en triomphe et beaucoup voyaient en lui un héros qui les délivrerait de la corruption et restaurerait l'honneur des clans orks.
Cette fois, je n'eus pas besoin de recourir à mes talents pour attirer l'attention des femelles sur mon compagnon d'arme. Ces dernières n'avaient d'yeux que pour lui. Toutefois, contrairement aux trolls, les femelles orks n'étaient pas du genre à partager et une concurrence féroce eut lieu entre elles pour savoir laquelle décrocherait le pompon. Enfin, façon de parler…
L'heureuse élue s'appelait Narig Alsa et était une écorcheuse pur jus. Bref, pas le genre à tricoter de la layette en attendant le retour de son cher et tendre.

Le lendemain, nous repartîmes à Fort-Vräss avec un représentant de chacun des clans. Nous devions désormais préparer notre expédition guerrière contre la mine naine occupée par les Plaies-Béantes corrompues. L'endroit était le mieux placé pour coordonner les contingents sylphelins du clan Kiri Kitor, les trolls des Cornes Tordues et les habitants de Vräss désireux de se joindre à cette mission de pacification préventive, notamment les membres de la Nymphe vengeresse et les nains de Terlesk toujours désireux d'exploiter leur mine occupée.

Le premier jour de la nouvelle année, notre petite armée se mit en marche vers les mines, par la piste de l'est.
Cette nouvelle année s'ouvrait sur un nouvel espoir pour beaucoup.
Pour moi, mon seul espoir était de revenir vivant de cette expédition guerrière.
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